Carpe Diem !

Le Dr Michel VANHALEWYN

s'exprime au nom de Bernard Dupont, généraliste de Kraainem, dans l'hebdomadaire réservé au corps médical

"Le Généraliste"

* * *

( 14 ans, 3 mois et 23 jours )

et pendant ce temps là ...



La parole à la Défense !

 

Un plaidoyer digne d’un procès d’assises !
Mais vient-on réellement au secours de Bernard Dupont, généraliste de Kraainem ?

C’est par un discours pathétique rapporté par l'hebdomadaire réservé au corps médical "Le Généraliste" que le Dr Michel VANHALEWYN se propose de défendre l’indéfendable. Un avocat ne ferait pas mieux. Oubliant volontairement d’énumérer objectivement les faits tels qu’ils se sont présentés et en ne respectant pas la chronologie, il tente de susciter, en ne retenant guère que l'émotionnel, quelqu'émoi au sein de ses confrères généralistes.

Mais les faits sont là ! imparables ! accablants pour Bernard Dupont. Cela a d’ailleurs été reconnu ainsi devant les différentes instances de la Justice. Rappelons que c’est Bernard Dupont lui-même qui, devant les diverses juridictions (Chambre du Conseil, Chambre des Mises en Accusation, Tribunal correctionnel, Cour d'appel), a demandé la faveur d’une suspension du prononcé.

A ce sujet, le substitut du Procureur général, dans son réquisitoire devant la Chambre des mises en Accusation précisait en parlant de cette mesure de suspension du prononcé « Que, partant, cette mesure ne doit être interprétée ni par le prévenu, ni par les parties civiles comme un non-lieu ou un acquittement mais bien comme une déclaration de culpabilité ; »

La culpabilité de Bernard Dupont ne fait donc aucun doute, pas même pour la toute grande majorité des médecins. Bernard Dupont le sait lui même. Son silence est édifiant. Le verdict du tribunal correctionnel aussi : 1 an de prison avec sursis.

Alors, on est en droit de se poser la question de savoir si toute cette diatribe n’est pas tout simplement un signal de détresse lancé par une partie de la corporation des médecins se rendant compte que leur impunité est une notion qui appartient désormais au passé ?

C’est probablement cela la vraie motivation de Michel VANHALEWYN, médecin généraliste et ancien secrétaire général adjoint de la Société Scientifique de Médecine Générale (SSMG).

 

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

 

"Hué pour avoir expliqué" dit Michel Vanhalewyn :

De l'audition du 'témoin Vanhalewyn', voici en intégralité ce qui a été retenu par le Tribunal correctionnel de Bruxelles lors de l'audience publique du 18 décembre 2008 :

Point "En tant que généraliste, je pense que j'aurais fait comme mon confrère Dupont, à savoir faire patienter Mélanie malgré les symptômes qu'elle présentait."

Point "La syncope vagale est relativement fréquente dans les cabinets des généralistes."

Point "Le sulpiride est un antidépresseur mais je précise à la demande des parties civiles que le sulpiride est un léger antidépresseur et qui n'est pas connu comme toxique pour le cœur."

Point "La cause du décès on ne la connait pas et si on n'a pas la conviction d'une pathologie cardiaque, il parait normal que mon confrère Dupont n'y ait pas songé."

Extraits de l'audition du 'témoin Brohet' :

Point "La fatigue, la rétention d'eau et l'essoufflement ne sont pas des éléments conjugués qui pouvaient faire penser à une décompensation cardiaque."

Point" Il faut être un bon cardiologue entrainé pour détecter au stéthoscope une anomalie cardiaque telle que « le bruit du galop »".

Point "Il existe une pression constante de la part de l 'INAMI pour ne pas encombrer les services urgentistes afin d'éviter la surconsommation des examens médicaux. Dans le cas présent, il n y avait pas de signe d'alarme (ndr: le 28 mai, quelques heures avant le décès de Mélanie) justifiant une hospitalisation d'urgence."

Extrait de l'audition de l'expert judiciaire :

Point "Etant donné que la jeune fille âgée de 22 ans présentait une fatigue sévère, de la rétention d'eau, un surpoids de 5 kg, de la tachycardie, une respiration rapide et saccadée, des douleurs violentes à l'épigastre, une hypotension à 8,6 qui passera dans le cabinet du médecin à 6.5 avec un collapsus devant ce médecin, voilà autant de symptômes alarmants pour chercher la cause et hospitaliser l'intéressée."

Extrait de l'audition du 'témoin Bonbled' :

Point " Il ne devait pas nécessairement penser à une myocardite, le cas étant rare, mais il fallait une prise en charge immédiate, notamment par une prise de sang en urgence."

Les deux derniers témoins cités ci-dessus seront également d'accord sur le fait que :

Point "SI le prévenu avait procédé à une auscultation pulmonaire, en l'occurrence quelques heures avant le décès, il aurait pu entendre des râles crépitants."